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En nous basant sur l'iconographie (Bibles,
Codex, Psautiers, etc...), les bas reliefs et en nous
appuyants sur certaines données écrites mentionnées
dans les chroniques d'alors, nous tentons de reproduire à
l'identique les équipements que nous exposons et
présentons par la suite. Lorsque nous ne pouvons pas le
faire nous même (il est des métiers difficiles à
apprendre durant ses temps libres), nous recherchons des
artisants susceptible de nous les produire suivant un cahier des
charges précis. Nous oeuvrons très souvent avec des
artisans européens et quelque fois américains et
australiens.
Certains médiévistes
"reenactors",
reconstituteurs parfois animateurs, estiment que la
présentation et l'utilisation d'un objet ne peut se faire
qu'en ayant auparavant refait toute la chaîne de
fabrication de A à Z pour être "valable" à
leurs yeux. Cette démarche se rapproche alors de celle de
l'Archéologie expérimentale. Or, du fait des
contraintes de certains paramètres expérimentaux,
l'archéologie a des limites qu'elle même reconnaît
et tente de repousser. De ce fait, à notre niveau de
"reenactors",
on ne peut qu'essayer d'approcher au plus près
l'authenticité que nous recherchons tous sans pour autant
nous faire "plus
royalistes que le roi".
La reconstitution historique montre des limites variables
où chacun s'arrêtera en fonction de sa convenance,
ses moyens, ses possibilités, ses connaissances... Les
limites ne doivent pas être un handicap ou une honte. Il
faut juste oeuvrer pour les repousser d'une façon
cohérente, raisonnable, et garder à l'esprit que
les limites des uns ne sont pas celles des autres, qu'une avancée
dans un domaine peut masquer un retard dans un autre. Cette
évolution vers l'authenticité se fera de façon
mozaïque, anciens et nouveaux membres se complétant
par leurs apports mutuels.
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Nous sommes conscients que ces limites que nous
tentons pourtant de repousser seront à un moment donné
infranchissables (le mouton du XIIe siècle par
exemple). L'objectif sera donc d'atteindre la même
volonté d'authenticité, et d'avoir à
l'esprit une constante remise en question de ses connaissances et
de ses réalisations. Rien n'est acquis et une prochaine
découverte peut tout remettre en question..
Enfin,
la trop grande utilisation actuelle du terme reconstitution
à hue et à dia nous fait préférer
dire que nous effectuons de l'évocation historique. En
cela, nous ne regardons pas le procédé de
fabrication de l'artisan. Par exemple, il est évident
qu'un forgeron moderne forgera une lame au marteau pneumatique.
Aura-t-elle moins de valeur à nos yeux que la même
lame martelée à la main... NON, car chez un
artisan, la différence sera minime aux yeux d'un profane
en ce métier, et la qualité sera identique. La
seule différence viendra dans une tendinite en moins pour
lui, et une lame plus vite reçue pour nous.
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Nos pièces d'équipement ainsi
reconstituées s'approchent au maximum en matériau,
taille et poids de ce qu'on peut connaître ou supposer
connaître des pièces d'équipement de l'époque
(certains vestiges ayant été perdus et n'existant
plus que dans l'iconographie). Nous nous refusons d'utiliser des
justifications postérieures de plus de 10 ans à
l'époque que nous évoquons, et ce, que cela
concerne les costumes en tissus, les armures, ou la gestuelle en
combat. Lorsque les sources manquent , ou sont fragmentaires mais
existantes avant et après notre période,
nous extrapolons, et nous le signalons lors de nos présentations,
car il est des périodes de l'histoire qui ont vu des
résurgences d'objets oubliés pendant des
décénies.
Par ailleurs, une autre entorse à
l'histoire concerne la sécurité. Si nous devons
employer l'objet reconstitué dans une démonstration,
celui ci sera adapté. La encore, nous le signalons à
notre public. C'est par exemple le cas des épées
utilisées en combat, qui sont similaires aux originales,
excepté un fil émoussé non tranchant.
Enfin, nous ne recopions pas toujours un équipement
particulier dans une seule source, préférant en
cela nous baser sur un style régional synthétisé
à partir de l'étude de plusieurs documents.
Cependant, il est des parties de notre équipement que nous
pouvons rattacher à des détails pris dans des
sources historiques régionales.
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Le résultat de ce pôle est ensuite
intégré à nos animations afin de leur donner
une dimension visuelle et tactile plus "vrai" lors de
notre présence.
Lorsque nous apparaissons en
animation, nous sommes tout à notre public. Notre vocation
n'étant pas, loin de là, de vouloir ressembler à
des animaux de zoo, distants et inaccessibles derrière des
lignes de sécurité. Nous aimons le contact qui nous
enrichit.
Pourtant, il est des fois où nous
devons nous concentrer sur nos recherches alors que nous somme in
situ, aussi arrive-t-il que nous montions le camp dans un
lieu privé, ou public (prêté par une
municipalité, un organisme ou une personne) en dehors de
toute activité festive. C'est également le moment
où nous en profitons pour nous réunir avec d'autres
compagnies effectuant des recherches similaires.
Ensemble, nous travaillons pour faire évoluer notre
authenticité dans divers domaines: Interprétation
des sources, confection de costumes, équipements,
armements, camps, logistique, machineries de guerre, équitation,
coutures, broderies, escrime, musique, etc..
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