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Considérant que le cheval faisait partie
intégrante du monde médiéval occidental en général
et de l'équipement des milites equites en particulier,
nous avons souhaité parfaire notre approche du XIIe siècle
en développant la reconstitution in situ de nos paquetages
individuels de cavalers. Au delà de la découverte
initiale, nous tentons également de retrouver la gestuelle en
équitation de combat, du XIIème siècle.
Parmis les premiers à associer étroitemement le cheval
dans l'évocationhistorique, nous avons alors entrepris de permettre
cette découverte à d'autre reconstituteurs.
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L'origine du concept
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Si les reconstituteurs peuvent se montrer pointus
dans leur domaine de prédilection, force est de constater que
nombre d'entre eux ne sont pas cavaliers. Les raisons évoquées
sont diverses, mais le manque de moyens
financiers du fait d'un investissement parfois très poussé
dans le paufinage d'un costume ne permettant plus la mise de fonds dans
la pratique d'une discipline sportive réputée chère
est la plus souvent mise en avant. Nous même avions de telles
personnes parmis nous et j'avoue que mon propre vernissage "bazan"
ne fut initié que grâce à mon passage comme officier
à l'Ecole d'Application de l'Arme Blindée Cavalerie de
Saumur.
Voulant faire partager à d'autres cette expérience unique
que de chevaucher en costume, nous avons commencé à "mettre
en place" des entraînements à la lance et à
l'escrime de notre époque de prédilection.
Tout ceci commença de façon très informelle: Nous
nous réunissions dans un centre hippique au propriétaire
conciliant. Ce dernier nous connaissait et avait très vite vu
que notre objectif n'était pas de "matraquer" les chevaux,
ni même de se prendre pour des cascadeurs professionnels, mais
simplement de faire découvrir en costume le cheval à ceux
qui n'avaient pas eu la chance ou que peu d'occasion de monter en selle.
Itier lo Teigno
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Un Centre d'Entraînement
à la Chevalerie, ou l'Escrime à la lance couchée
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Avec la fermeture définitive de notre premier centre d'accueil
équestre, nous avons décidé de franchir une étape
et de passer au stade au dessus ; Non pas en organisant des stages,
car cela fait appel à une réglementation trop compliquée,
mais en servant de " joyeux coordinateur relai" entre les
propriéraires et les médiévistes qui seraient interessés.
Nous sommes désormais accueillis par : Le centre équestre
du Taillan à Saint Martin d'Ary, Charente Maritime.
Les propriétaires, Michel et Martine, ont la gentillesse
de nous laisser développer deux types d'ateliers, qui viendront
se greffer en plus de leurs activités propres.
- du Ba-Jutsu Yoseikan avec le club Kokenchiai Atlantique Bajutsu
Yoseikan,
- et de l'Escrime en selle et à la Lance Couchée.
Vous l'aurez compris, bien que culturellement éloignées,
les deux disciplines martiales se complètent, la première
servant d'assise pour retrouver une gestuelle en selle aujourd'hui perdue
pour la seconde. Toutes les activités équestres sont co-encadrées
par un moniteur agréé par la Fédération
Française d'Equitation.
Comme cette activité n'est pas lucrative en ce qui nous concerne
(tous les fonds vont au centre équestre), la participation ne
se fera que sur invitation.
- Pour l'Escrime à la lance couchée du XIIème
siècle, il sera nécessaire de disposer de son équipement
personnel (vêtements, haubert pour les milites, etc...). Bien
entendu, ceux recréant un personnage civil peuvent évidement
venir tester leurs vêtements et leur adresse. Comme certaines
femmes combattaient au XIIème siècle, les filles
interressées peuvent évidement venir. Les conditions sont
les mêmes que pour les garçons, à savoir: Un costume
et un équipement historique.
En fait, nous accueillons tous ceux désireux de comprendre ce
dont ils parlent en venant essayer.
- Le Ba-jutsu Yoseikan sera réservé aux personnes
pratiquant le Yoseikan Budo et à jour de leur licence sportive
(FFKADA). Les stages se feront dans le cadre de la ligue ouest (Yoseikan
Budo Atlantique). En fait, nous en parlons sur ce site plutôt
visité par des médiévistes pour information seulement
car les fondamentaux sont les mêmes.
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Les règles absolues:
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Priorité à la sécurité des personnes,
des chevaux et des biens (dans cet ordre si possible).
Priorité au bien être et à l'entretien des chevaux,
du matériel, des cavaliers (là aussi dans cet ordre).
- On y va pour apprendre et découvrir, partager et faire partager
son expérience avec les autres, passer un bon moment.
- On monte en symbiose avec un animal conciliant, pas pour s'amuser
à ses dépend.
D'ailleurs à ce sujet, avant de monter et de se prendre pour
un miles, il faut d'abord apprendre à le soigner, le panser,
l'arnacher... et à la fin, quand on est crevé de sa journée,
on s'occupe d'abord des chevaux. Le XIIème siècle
s'arrête juste avant de descendre de selle. Aussi, pas de "petites
gens" qui s'occupent de tout pendant qu'on va se dévêtir,
se changer, se sécher ou carrément ripailler...
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Les Formules:
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Tout est possible.
Il y a plusieurs formules type qui sont généralement retenues
:
Des stages d'une journée : Les stages programmés
sur une journée commencent vers 9:30 le matin, comprennent le
repas de midi, et se terminent vers 17:30 à 18:00 suivant la
saison.
On peut bien sûr moduler en effectuant un même stage mais
réparti sur un samedi a.m. et un dimanche matin, avec un nuit
en gîte sur place - cette formule étant plus facile pour
les stagiaires les plus lointains.
Des stages de plusieurs jours :
Même formulation au niveau cours à cheval et à pied
, mais avec la pension complète.
Un mélange de jours orientés vers des exercices techniques
exclusivement à uniquement du trek (de la randonnée) durant
tout le séjour sera possible.
Programme général succint :
Pour chaque types d'entrainement, les "stages" se dérouleront
en alternant:
- des cours d'équitation adaptés à la pratique
du combat en selle et donnés par un moniteur FFE (la
licence FFE est recommandée - à défaut, une assurance
complémentaire pourra être demandée suivant les
activités retenues),
- des entraînements martiaux spécifiques au sol (arc, arbalète,
lance, javeline, épée, etc...),
- des entrainement spécifiques en selle pour la partie médiévale,
- des randonnées en selle avec son équipement complet
dans une "ambiance" de recherche de l'endurance en
haubert sur plusieurs jours.
Dans les deux disciplines, une progression adaptée au
niveau des participants sera réalisée.
Informations:
- Les chevaux de propriétaires peuvent être pris en pension
sur place.
- le gîte est très sympa.
- la nourriture très (trop!!) bonne.
- le personnel accueillant et complètement ouvert à cette
discipline.
- les selles personnelles historiques sont bien évidement acceptées.
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Modalités
et inscriptions
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Au regard des formules proposées par le club équestre,
l'adhésion annuelle à la Fédération Française
d'Equitation n'est pas obligatoire (excepté pour ceux qui souhaiteront
passer par la suite des galops - possible sur place).
En ce cas, pour les pratiquants non licenciés FFE , il
sera demandé
a/ 1 certificat medical d'aptitude à la pratique de l'équitation
(OBLIGATOIRE)
b/ 1 attestation d'assurance couvrant les loisirs, notamment
équestre (extention gratuite de la RC)
Matériel d'entrainement fourni (ciblerie, quintaine, chevaux...).
Il sera demandé aux stagiaires d'apporter leur équipement
historique (costume, écu, armes, arcs, lances). Tous les
entraînements et cours s'effectuent en costume civil au
départ, puis militaires pour ceux qui en possèdent
un.
NECESSITE DE CONFIRMER DE VOTRE RESERVATION PAR MAIL OU PAR TELEPHONE
AU MOINS 15 JOURS AVANT LA DATE DU STAGE.
Dans un soucis de qualité, le nombre de places est limité.
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Deniers
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Les stages se feront à prix coûtant, la gestion
des tarifs (qui ne sont pas exhorbitants) étant réalisée
par et pour le club hippique.
Pour info, les tarifs qui nous ont été fournis varient
entre 50.- euros la journée avec repas à 250.-euros la
rando de 2 jours complets en gîte tout inclus.
Nous payons le même tarif que les stagiaires n'appartenant pas
à l'Ost.
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Notre seul et unique avantage reste le plaisir de pouvoir développer
cette activité, et ensuite d'être peut être (re)connus
au point de nous voir confier des chevaux par les organisateurs lors
des manifestations médiévales auquelles nous participons.
Le summum étant ensuite de pouvoir participer à
une reconstitution de bataille comme celle d'Hastings, ou celle de Malemort
que nous organisons, mais à cheval et entourés d'une cavaleria.
On doit être fous, mais quel plaisir d'abattre une quintaine...
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| La
méthode d'entraînement |
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Afin de
permettre au plus grand nombre d'accéder à cette découverte,
nous avons orientés nos entraînements top down;
les plus expérimentés se mettant au niveau des débuttants
afin de leur donner confiance et de pouvoir les tirer vers le haut ;
et non pas l'inverse...
Les essais ont donc été graduels, d'abord en vêtements
"civils", puis avec nos costumes en tissus afin d'habituer
les chevaux à des vêtement flottants,
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...puis en haubert de maille pour les equites...
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...pour terminer avec le heaume, la lance et l'écu
afin de "comprendre" son équipement.
A ce sujet, la monte avec la lance en dextre et l'écu suspendu
à la guige s'avère riche d'enseignements. Une partie de
ceux ci sont évoqués dans un article paru dans un ancien
Histoire Médiévale (Delgal, Ph. et Flour, A. : A la
découverte de son harnois, HM-45, sept.2003).
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Mais il ne s'agissait pas de faire peur aux nouveaux ni de prendre
des risques inconsidérés.
Malgrés la chaleur et l'équipement, un "écuyer"
courait à côté du cheval tenu à la longe
pour permettre à un débuttant peu rassuré de prendre
peu à peu confiance en s'amusant à jouter dans une cible
tenue en équilibre sur un poteau et à appréhender
progressivement les difficultés de l'art.
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L'expérience fut concluente. Même les chevaux y ont prirent
goût.
Nous l'avons développé en interne dans l'association en
variant les ateliers...
- combat à l'épée cavaliers-cavaliers et cavaliers-piétons,
d'abord à un contre un, puis progressivement en mêlée.
- quintaine et adresse à la lance
- tir à l'arc
- lancer de javeline
- tir à l'arbalète
- frappe à l'épée (d'abord en mousse, puis en bois,
enfin en acier)
- frappe avec d'autre armes (masse, haches, fauchards)
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...pour arriver à penser à des combats en haubert de
mailles avec l'écu.
Bien évidement, ces derniers ne concernent que des combats à
l'épée, contre cavaliers et piétons.
Les chevaux sont éduqués sans violence et ne font pas
partie des cibles, contrairement aux cavaliers (bien qu'en réel
combat, ils devraient... mais ils ne sont pas d'accord, et nous non
plus).
Les travaux à la lance couchée ne concernent donc
que des exercices d'adresse à la quintaine, aux anneaux,
à la décapitation de ciblettes au sommet de poteaux.
En effet, notre équipement n'est pas un équipement de
"spectacle", il est solide et s'apparente à l'armement
utilisé par nos lointains aïeux. Nous montons avec 20 à
25 kilos d'équipements, et les hampes des lances ne volent pas
en éclat au premier choc... Par ailleurs, il n'existe pas au
XIIème siècle de "lice" guidant les chevaux
et donnant de l'angle à la lance comme dans les tournois des
époques ultérieures. La mêlée au XIIème,
c'est du combat en champ ouvert et les chocs frontaux étaient
monnaie courante (cf. Sigal, P.-A., in : Le combattant au Moyen Age,
1991).
Même avec une lance au un fer non affuté, c'est une expérience
que nous nous refusons de tenter. Cependant, nous avons poursuivi nos
expérience d'appréhention du choc de la lance par des
moyens détournés et moins dangereux que nous développerons
ultérieurement.
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Par la suite, nous avons proposé cette initiation à des
membres extérieurs, toujours de façon informelle, et toujours
avec des doubles poneys de randonnées, bien adaptés en
taille, en morphologie et en caractère à ce genre d'activités.
Notre méthode a fonctionné au delà de nos espérences.
Un des "stagiaires" a exorcicé sa peur des chevaux
et s'est réorienté professionnellement au sein d'une brigade
équestre de la Police Nationale, alliant ainsi sa passion et
son activité professionnelle. D'autres ont pris également
goût à la vie en selle en costume : Ils se sont inscrit
dans des centres équestres proches de chez eux et développent
désormais l'équitation historique dans leur club d'appartenance,
rapportant de nouvelles connaisances et refléxions à partager
chaque fois qu'ils reviennent s'entraîner avec nous.
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Et un peu de FUN...
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| Et pour prouver qu'on sait aussi s'amuser... |

Exercice à la lance couchée...
avec un Terre-Neuve |

Sans commentaire, hein... |