L'Ost de Montjoie
- LE CHEVAL -



Présentation des entraînements
Le Centre d'Entraînement à la Chevalerie
Les formules et programmes des stages


Prochaine sortie: Aux alentours de la Toussaint 2007

Programme axés sur l'entrainement à l'escrime en selle, notament à la lance couchée (suivant niveau des participants)
Et toujours, de l'endurance (trek)



Considérant que le cheval faisait partie intégrante du monde médiéval occidental en général et de l'équipement des milites equites en particulier, nous avons souhaité parfaire notre approche du XIIe siècle en développant la reconstitution in situ de nos paquetages individuels de cavalers. Au delà de la découverte initiale, nous tentons également de retrouver la gestuelle en équitation de combat, du XIIème siècle.
Parmis les premiers à associer étroitemement le cheval dans l'évocationhistorique, nous avons alors entrepris de permettre cette découverte à d'autre reconstituteurs.

L'origine du concept

Si les reconstituteurs peuvent se montrer pointus dans leur domaine de prédilection, force est de constater que nombre d'entre eux ne sont pas cavaliers. Les raisons évoquées sont diverses, mais le manque de moyens financiers du fait d'un investissement parfois très poussé dans le paufinage d'un costume ne permettant plus la mise de fonds dans la pratique d'une discipline sportive réputée chère est la plus souvent mise en avant. Nous même avions de telles personnes parmis nous et j'avoue que mon propre vernissage "bazan" ne fut initié que par mon passage comme officier à l'Ecole d'Application de l'Arme Blindée Cavalerie de Saumur.
Voulant faire partager à d'autres cette expérience unique que de chevaucher en costume, nous avons commencé à "mettre en place" des entraînements à la lance et à l'escrime de notre époque de prédilection.
Tout ceci commença de façon très informelle: Nous nous réunissions dans un centre hippique au propriétaire conciliant. Ce dernier nous connaissait et avait très vite vu que notre objectif n'était pas de "matraquer" les chevaux, ni même de se prendre pour des cascadeurs professionnels, mais simplement de faire découvrir en costume le cheval à ceux qui n'avaient pas eu la chance ou que peu d'occasion de monter en selle.


La méthode d'entraînement

Afin de permettre au plus grand nombre d'accéder à cette découverte, nous avons orientés nos entraînements top down; les plus expérimentés se mettant au niveau des débuttants afin de leur donner confiance et de les tirer vers le haut ; et non pas l'inverse...
Les essais ont donc été graduels, d'abord en vêtements "civils", puis avec nos costumes en tissus afin d'habituer les chevaux à des vêtement flottants,

...puis en haubert de maille pour les equites...

...pour terminer avec le heaume, la lance et l'écu afin de "comprendre" son équipement.
A ce sujet, la monte avec la lance en dextre et l'écu suspendu à la guige s'avère riche d'enseignements. Une partie de ceux ci sont évoqués dans un article paru dans un ancien Histoire Médiévale (Delgal, Ph. et Flour, A. : A la découverte de son harnois, HM-45, sept.2003).

Mais il ne s'agissait pas de faire peur aux nouveaux ni de prendre des risques inconsidérés.
Malgrés la chaleur et l'équipement, un "écuyer" courait à côté du cheval tenu à la longe pour permettre à un débuttant peu rassuré de prendre peu à peu confiance en s'amusant à jouter dans une cible tenue en équilibre sur un poteau et à appréhender progressivement les difficultés de l'art.

L'expérience fut concluente. Même les chevaux y ont prirent goût.
Nous l'avons développé en interne dans l'association en variant les ateliers...
- combat à l'épée cavaliers-cavaliers et cavaliers-piétons, d'abord à un contre un, puis progressivement en mêlée.
- quintaine et adresse à la lance
- tir à l'arc
- lancer de javeline
- tir à l'arbalète
- frappe à l'épée (d'abord en mousse, puis en bois, enfin en acier)
- frappe avec d'autre armes (masse, haches, fauchards)

...pour arriver à penser à des combats en haubert de mailles avec l'écu.
Bien évidement, ces derniers ne concernent que des combats à l'épée, contre cavaliers et piétons.
Les chevaux sont éduqués sans violence et ne font pas partie des cibles, contrairement aux cavaliers (bien qu'en réel combat, ils devraient... mais ils ne sont pas d'accord, et nous non plus).
Les travaux à la lance couchée ne concernent donc que des exercices d'adresse à la quintaine, aux anneaux, à la décapitation de ciblettes au sommet de poteaux.

En effet, notre équipement n'est pas un équipement de "spectacle", il est solide et s'apparente à l'armement utilisé par nos lointains aïeux. Nous montons avec 20 à 25 kilos d'équipements, et les hampes des lances ne volent pas en éclat au premier choc... Par ailleurs, il n'existe pas au XIIème siècle de "lice" guidant les chevaux et donnant de l'angle à la lance comme dans les tournois des époques ultérieures. La mêlée au XIIème, c'est du combat en champ ouvert et les chocs frontaux étaient monnaie courante (cf. Sigal, P.-A., in : Le combattant au Moyen Age, 1991).
Même avec une lance au un fer non affuté, c'est une expérience que nous nous refusons de tenter. Cependant, nous avons poursuivi nos expérience d'appréhention du choc de la lance par des moyens détournés et moins dangereux que nous développerons ultérieurement.

Par la suite, nous avons proposé cette initiation à des membres extérieurs, toujours de façon informelle, et toujours avec des doubles poneys de randonnées, bien adaptés en taille, en morphologie et en caractère à ce genre d'activités.
Notre méthode a fonctionné au delà de nos espérences. Un des "stagiaires" a exorcicé sa peur des chevaux et s'est réorienté professionnellement au sein d'une brigade équestre de la Police Nationale, alliant ainsi sa passion et son activité professionnelle. D'autres ont pris également goût à la vie en selle en costume : Ils se sont inscrit dans des centres équestres proches de chez eux et développent désormais l'équitation historique dans leur club d'appartenance, rapportant de nouvelles connaisances et refléxions à partager chaque fois qu'ils reviennent s'entraîner avec nous.

 

Un Centre d'Entraînement à la Chevalerie, ou l'Escrime à la lance couchée

Avec la fermeture définitive de notre premier centre d'accueil équestre, nous avons décidé de franchir une étape et de passer au stade au dessus. Non pas en organisant des stages, car cela fait appel à une réglementation trop compliquée, mais en servant de " joyeux coordinateur" à ceux qui seraient interessés.
Nous sommes désormais accueillis par : Le centre équestre du Taillan à Saint Martin d'Ary, Charente Maritime.
Les propriétaires, Michel et Martine, ont la gentillesse de nous laisser développer deux types d'ateliers, qui viendront se greffer en plus de leurs activités propres.
- du Ba-Jutsu Yoseikan avec le club Kokenchiai Atlantique Bajutsu Yoseikan
- et de l'Escrime en selle et à la Lance Couchée.
Vous l'aurez compris, bien que culturellement éloignées, les deux disciplines martiales se complètent, la première servant d'assise pour retrouver une gestuelle en selle aujourd'hui perdue pour la seconde. Toutes les activités équestres sont co-encadrées par un moniteur agréé par la Fédération Française d'Equitation.

Comme cette activité n'est pas lucrative en ce qui nous concerne (tous les fonds vont au centre équestre), la participation ne se fera que sur invitation.

- Pour l'Escrime à la lance couchée du XIIème siècle, il sera nécessaire de disposer de son équipement personnel (vêtements, haubert pour les milites, etc...). Bien entendu, ceux recréant un personnage civil peuvent évidement venir tester leurs vêtements et leur adresse. Comme certaines femmes combattaient au XIIème siècle, les filles interressées peuvent évidement venir. Les conditions sont les mêmes que pour les garçons, à savoir: Un costume et un équipement historique.
En fait, nous accueillons tous ceux désireux de comprendre ce dont ils parlent en venant essayer.

- Le Ba-jutsu Yoseikan sera réservé aux personnes pratiquant le Yoseikan Budo et à jour de leur licence sportive (FFKADA). Les stages se feront dans le cadre de la ligue ouest (Yoseikan Budo Atlantique). En fait, nous en parlons sur ce site plutôt visité par des médiévistes pour information seulement car les fondamentaux sont les mêmes.


Les règles absolues:

Priorité à la sécurité des personnes, des chevaux et des biens.
- On y va pour apprendre et découvrir, partager et faire partager son expérience avec les autres, passer un bon moment.
- On monte en symbiose avec un animal conciliant, pas pour s'amuser à ses dépend.
D'ailleurs à ce sujet, avant de monter et de se prendre pour un miles, il faut d'abord apprendre à le soigner, le panser, l'arnacher... et à la fin, quand on est crevé de sa journée, on s'occupe d'abord des chevaux. Le XIIème siècle s'arrête juste avant de descendre de selle. Aussi, pas de "petites gens" qui s'occupent de tout pendant qu'on va se dévêtir, se changer, se sécher ou carrément ripailler...

Les Formules:

Tout est possible.
Il y a plusieurs formules type qui sont généralement retenues :

Des stages d'une journée : Les stages programmés sur une journée commencent vers 9:30 le matin, comprennent le repas de midi, et se terminent vers 17:30 à 18:00 suivant la saison.
On peut bien sûr moduler en effectuant un même stage mais réparti sur un samedi a.m. et un dimanche matin, avec un nuit en gîte sur place - cette formule étant plus facile pour les stagiaires les plus lointains.

Des stages de plusieurs jours :
Même formulation au niveau cours à cheval et à pied , mais avec la pension complète.
Un mélange de jours orientés vers des exercices techniques exclusivement à uniquement du trek (de la randonnée) durant tout le séjour sera possible.


Programme général succint :

Pour chaque types d'entrainement, les "stages" se dérouleront en alternant:
- des cours d'équitation adaptés à la pratique du combat en selle et donnés par un moniteur FFE (la licence FFE est recommandée - à défaut, une assurance complémentaire pourra être demandée suivant les activités retenues),
- des entraînements martiaux spécifiques au sol (arc, arbalète, lance, javeline, épée, etc...),
- des entrainement spécifiques en selle pour la partie médiévale,
- des randonnées en selle avec son équipement complet dans une "ambiance" de recherche de l'endurance en haubert sur plusieurs jours.

Dans les deux disciplines, une progression adaptée au niveau des participants sera réalisée.


Informations:
- Les chevaux de propriétaires peuvent être pris en pension sur place.
- le gîte est très sympa.
- la nourriture très (trop!!) bonne.
- le personnel accueillant et complètement ouvert à cette discipline.
- les selles personnelles historiques sont bien évidement acceptées.

Modalités et inscriptions

Au regard des formules proposées par le club équestre, l'adhésion annuelle à la Fédération Française d'Equitation n'est pas obligatoire (excepté pour ceux qui souhaiteront passer par la suite des galops - possible sur place).

En ce cas, pour les pratiquants non licenciés FFE , il sera demandé
a/ 1 certificat medical d'aptitude à la pratique de l'équitation (OBLIGATOIRE)
b/ 1 attestation d'assurance couvrant les loisirs, notamment équestre (extention gratuite de la RC)

Matériel d'entrainement fourni (ciblerie, quintaine, chevaux...).
Il sera demandé aux stagiaires d'apporter leur équipement historique (costume, écu, armes, arcs, lances). Tous les entraînements et cours s'effectuent en costume civil au départ, puis militaires pour ceux qui en possèdent un.


NECESSITE DE CONFIRMER DE VOTRE RESERVATION PAR MAIL OU PAR TELEPHONE AU MOINS 15 JOURS AVANT LA DATE DU STAGE.

Dans un soucis de qualité, le nombre de places est limités.

Deniers

Les stages se feront à prix coûtant, la gestion des tarifs (qui ne sont pas exhorbitants) étant réalisée par et pour le club hippique.
Pour info, les tarifs qui nous ont été fournis varient entre 50.- euros la journée avec repas à 250.-euros la rando de 2 jours complets en gîte tout inclus.

Nous payons le même tarif que les stagiaires n'appartenant pas à l'Ost.

Notre seul et unique avantage reste le plaisir de pouvoir développer cette activité, et ensuite d'être peut être (re)connus au point de nous voir confier des chevaux par les organisateurs lors des manifestations médiévales auquelles nous participons.
Le summum étant ensuite de pouvoir participer à une reconstitution de bataille comme celle d'Hastings, ou celle de Malemort que nous organisons, mais à cheval et entourés d'une cavaleria.
On doit être fous, mais quel plaisir d'abattre une quintaine...

Un peu de FUN...

Et pour prouver qu'on sait aussi s'amuser...

Exercice à la lance couchée...
avec un Terre-Neuve