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Considérant que le cheval faisait partie intégrante du monde
médiéval occidental en général et de l'équipement
des milites equites en particulier, nous avons souhaité parfaire
notre approche du XIIe siècle en développant la reconstitution in
situ de nos paquetages individuels de cavalers. Au delà de la
découverte initiale, nous tentons également de retrouver la gestuelle
en équitation de combat, du XIIème siècle. Parmis les
premiers à associer étroitemement le cheval dans l'évocationhistorique,
nous avons alors entrepris de permettre cette découverte à d'autre
reconstituteurs. |
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L'origine du concept |
Si
les reconstituteurs peuvent se montrer pointus dans leur domaine de prédilection,
force est de constater que nombre d'entre eux ne sont pas cavaliers. Les raisons
évoquées sont diverses, mais le manque
de moyens financiers du fait d'un investissement parfois très poussé
dans le paufinage d'un costume ne permettant plus la mise de fonds dans la pratique
d'une discipline sportive réputée chère est la plus souvent
mise en avant. Nous même avions de telles personnes parmis nous et j'avoue
que mon propre vernissage "bazan" ne fut initié que par mon passage
comme officier à l'Ecole d'Application de l'Arme Blindée Cavalerie
de Saumur. Voulant faire partager à d'autres cette expérience
unique que de chevaucher en costume, nous avons commencé à "mettre
en place" des entraînements à la lance et à l'escrime
de notre époque de prédilection. Tout ceci commença de
façon très informelle: Nous nous réunissions dans un centre
hippique au propriétaire conciliant. Ce dernier nous connaissait et avait
très vite vu que notre objectif n'était pas de "matraquer"
les chevaux, ni même de se prendre pour des cascadeurs professionnels, mais
simplement de faire découvrir en costume le cheval à ceux qui n'avaient
pas eu la chance ou que peu d'occasion de monter en selle.
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| La
méthode d'entraînement |
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Afin de permettre
au plus grand nombre d'accéder à cette découverte, nous avons
orientés nos entraînements top down; les plus expérimentés
se mettant au niveau des débuttants afin de leur donner confiance et de
les tirer vers le haut ; et non pas l'inverse... Les essais ont donc été
graduels, d'abord en vêtements "civils", puis avec nos costumes
en tissus afin d'habituer les chevaux à des vêtement flottants,
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| ...puis en haubert de maille pour les equites... |
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| ...pour terminer avec le heaume,
la lance et l'écu afin de "comprendre" son équipement. A
ce sujet, la monte avec la lance en dextre et l'écu suspendu à la
guige s'avère riche d'enseignements. Une partie de ceux ci sont évoqués
dans un article paru dans un ancien Histoire Médiévale (Delgal,
Ph. et Flour, A. : A la découverte de son harnois, HM-45, sept.2003). |
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| Mais il ne s'agissait pas de faire peur aux
nouveaux ni de prendre des risques inconsidérés. Malgrés
la chaleur et l'équipement, un "écuyer" courait à
côté du cheval tenu à la longe pour permettre à un
débuttant peu rassuré de prendre peu à peu confiance en s'amusant
à jouter dans une cible tenue en équilibre sur un poteau et à
appréhender progressivement les difficultés de l'art. |
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| L'expérience fut concluente. Même
les chevaux y ont prirent goût. Nous l'avons développé
en interne dans l'association en variant les ateliers... - combat à
l'épée cavaliers-cavaliers et cavaliers-piétons, d'abord
à un contre un, puis progressivement en mêlée. -
quintaine et adresse à la lance - tir à l'arc - lancer de
javeline - tir à l'arbalète - frappe à l'épée
(d'abord en mousse, puis en bois, enfin en acier) - frappe avec d'autre armes
(masse, haches, fauchards) |
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| ...pour arriver à penser à des
combats en haubert de mailles avec l'écu. Bien évidement, ces
derniers ne concernent que des combats à l'épée, contre cavaliers
et piétons. Les chevaux sont éduqués sans violence et
ne font pas partie des cibles, contrairement aux cavaliers (bien qu'en réel
combat, ils devraient... mais ils ne sont pas d'accord, et nous non plus). Les
travaux à la lance couchée ne concernent donc que des exercices
d'adresse à la quintaine, aux anneaux, à la décapitation
de ciblettes au sommet de poteaux.
En effet, notre équipement n'est
pas un équipement de "spectacle", il est solide et s'apparente
à l'armement utilisé par nos lointains aïeux. Nous montons
avec 20 à 25 kilos d'équipements, et les hampes des lances ne volent
pas en éclat au premier choc... Par ailleurs, il n'existe pas au XIIème
siècle de "lice" guidant les chevaux et donnant de l'angle à
la lance comme dans les tournois des époques ultérieures. La mêlée
au XIIème, c'est du combat en champ ouvert et les chocs frontaux étaient
monnaie courante (cf. Sigal, P.-A., in : Le combattant au Moyen Age, 1991). Même
avec une lance au un fer non affuté, c'est une expérience que nous
nous refusons de tenter. Cependant, nous avons poursuivi nos expérience
d'appréhention du choc de la lance par des moyens détournés
et moins dangereux que nous développerons ultérieurement. |
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| Par la suite, nous avons proposé cette
initiation à des membres extérieurs, toujours de façon informelle,
et toujours avec des doubles poneys de randonnées, bien adaptés
en taille, en morphologie et en caractère à ce genre d'activités.
Notre méthode a fonctionné au delà de nos espérences.
Un des "stagiaires" a exorcicé sa peur des chevaux et s'est réorienté
professionnellement au sein d'une brigade équestre de la Police Nationale,
alliant ainsi sa passion et son activité professionnelle. D'autres ont
pris également goût à la vie en selle en costume : Ils se
sont inscrit dans des centres équestres proches de chez eux et développent
désormais l'équitation historique dans leur club d'appartenance,
rapportant de nouvelles connaisances et refléxions à partager chaque
fois qu'ils reviennent s'entraîner avec nous. |
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| Un
Centre d'Entraînement à la Chevalerie, ou l'Escrime à la lance
couchée |
| Avec
la fermeture définitive de notre premier centre d'accueil équestre,
nous avons décidé de franchir une étape et de passer au stade
au dessus. Non pas en organisant des stages, car cela fait appel à une
réglementation trop compliquée, mais en servant de " joyeux
coordinateur" à ceux qui seraient interessés. Nous sommes
désormais accueillis par : Le centre équestre du Taillan à
Saint Martin d'Ary, Charente Maritime. Les propriétaires, Michel
et Martine, ont la gentillesse de nous laisser développer deux types
d'ateliers, qui viendront se greffer en plus de leurs activités propres.
- du Ba-Jutsu Yoseikan avec le club Kokenchiai Atlantique Bajutsu Yoseikan -
et de l'Escrime en selle et à la Lance Couchée. Vous l'aurez
compris, bien que culturellement éloignées, les deux disciplines
martiales se complètent, la première servant d'assise pour retrouver
une gestuelle en selle aujourd'hui perdue pour la seconde. Toutes les activités
équestres sont co-encadrées par un moniteur agréé
par la Fédération Française d'Equitation.
Comme cette
activité n'est pas lucrative en ce qui nous concerne (tous les fonds vont
au centre équestre), la participation ne se fera que sur invitation.
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Pour l'Escrime à la lance couchée du XIIème siècle,
il sera nécessaire de disposer de son équipement personnel (vêtements,
haubert pour les milites, etc...). Bien entendu, ceux recréant un personnage
civil peuvent évidement venir tester leurs vêtements et leur
adresse. Comme certaines femmes combattaient au XIIème siècle,
les filles interressées peuvent évidement venir. Les conditions
sont les mêmes que pour les garçons, à savoir: Un costume
et un équipement historique. En fait, nous accueillons tous ceux désireux
de comprendre ce dont ils parlent en venant essayer.
- Le Ba-jutsu
Yoseikan sera réservé aux personnes pratiquant le Yoseikan Budo
et à jour de leur licence sportive (FFKADA). Les stages se feront dans
le cadre de la ligue ouest (Yoseikan Budo Atlantique). En fait, nous en parlons
sur ce site plutôt visité par des médiévistes pour
information seulement car les fondamentaux sont les mêmes.
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| Les
règles absolues: |
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Priorité à la sécurité des personnes, des
chevaux et des biens. - On y va pour apprendre et découvrir, partager
et faire partager son expérience avec les autres, passer un bon moment. -
On monte en symbiose avec un animal conciliant, pas pour s'amuser à ses
dépend. D'ailleurs à ce sujet, avant de monter et de se prendre
pour un miles, il faut d'abord apprendre à le soigner, le panser,
l'arnacher... et à la fin, quand on est crevé de sa journée,
on s'occupe d'abord des chevaux. Le XIIème siècle s'arrête
juste avant de descendre de selle. Aussi, pas de "petites gens" qui
s'occupent de tout pendant qu'on va se dévêtir, se changer, se sécher
ou carrément ripailler...
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Les Formules: |
| Tout est possible. Il y a plusieurs
formules type qui sont généralement retenues :
Des stages
d'une journée : Les stages programmés sur une journée
commencent vers 9:30 le matin, comprennent le repas de midi, et se terminent vers
17:30 à 18:00 suivant la saison. On peut bien sûr moduler en
effectuant un même stage mais réparti sur un samedi a.m. et un dimanche
matin, avec un nuit en gîte sur place - cette formule étant plus
facile pour les stagiaires les plus lointains.
Des stages de plusieurs
jours : Même formulation au niveau cours à cheval et à
pied , mais avec la pension complète. Un mélange de jours orientés
vers des exercices techniques exclusivement à uniquement du trek (de la
randonnée) durant tout le séjour sera possible.
Programme
général succint : Pour chaque types d'entrainement, les
"stages" se dérouleront en alternant: - des cours d'équitation
adaptés à la pratique du combat en selle et donnés
par un moniteur FFE (la licence FFE est recommandée - à défaut,
une assurance complémentaire pourra être demandée suivant
les activités retenues), - des entraînements martiaux spécifiques
au sol (arc, arbalète, lance, javeline, épée, etc...), -
des entrainement spécifiques en selle pour la partie médiévale,
- des randonnées en selle avec son équipement complet dans une
"ambiance" de recherche de l'endurance en haubert sur plusieurs
jours. Dans les deux disciplines, une progression adaptée
au niveau des participants sera réalisée.
Informations:
- Les chevaux de propriétaires peuvent être pris en pension
sur place. - le gîte est très sympa. - la nourriture très
(trop!!) bonne. - le personnel accueillant et complètement ouvert à
cette discipline. - les selles personnelles historiques sont bien évidement
acceptées.
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Modalités et inscriptions |
| Au regard des formules proposées par
le club équestre, l'adhésion annuelle à la Fédération
Française d'Equitation n'est pas obligatoire (excepté pour ceux
qui souhaiteront passer par la suite des galops - possible sur place).
En
ce cas, pour les pratiquants non licenciés FFE , il sera demandé a/
1 certificat medical d'aptitude à la pratique de l'équitation
(OBLIGATOIRE) b/ 1 attestation d'assurance couvrant les loisirs, notamment
équestre (extention gratuite de la RC)
Matériel d'entrainement
fourni (ciblerie, quintaine, chevaux...). Il sera demandé aux stagiaires
d'apporter leur équipement historique (costume, écu, armes,
arcs, lances). Tous les entraînements et cours s'effectuent en costume civil
au départ, puis militaires pour ceux qui en possèdent un.
NECESSITE
DE CONFIRMER DE VOTRE RESERVATION PAR MAIL OU PAR TELEPHONE AU MOINS 15 JOURS
AVANT LA DATE DU STAGE.
Dans un soucis de qualité, le nombre de
places est limités.
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Deniers |
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Les stages se feront à prix coûtant, la gestion des
tarifs (qui ne sont pas exhorbitants) étant réalisée
par et pour le club hippique. Pour info, les tarifs qui nous ont été
fournis varient entre 50.- euros la journée avec repas à 250.-euros
la rando de 2 jours complets en gîte tout inclus.
Nous payons le
même tarif que les stagiaires n'appartenant pas à l'Ost. |
| Notre seul et unique avantage reste le plaisir
de pouvoir développer cette activité, et ensuite d'être peut
être (re)connus au point de nous voir confier des chevaux par les organisateurs
lors des manifestations médiévales auquelles nous participons. Le
summum étant ensuite de pouvoir participer à une reconstitution
de bataille comme celle d'Hastings, ou celle de Malemort que nous organisons,
mais à cheval et entourés d'une cavaleria. On doit être
fous, mais quel plaisir d'abattre une quintaine... | 
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| Un
peu de FUN... |
| Et
pour prouver qu'on sait aussi s'amuser... | 
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Exercice à la lance couchée... avec un Terre-Neuve |