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ALPASIA |
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Donzella,
La famille (parentella)
d'Alpasia eut donc rapidement un train de vie relativement aisé
par rapport à ce qu'elle avait connu, d'autant que sa mère
était chambrière au château (castrum)
auprès d'une des daunas de la cour (curtis).
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Jeune fille (donzella), elle fit la connaissance d'Aymeri, un sirviens du guet que son père avait remarqué pour son allant. Comme il se devait, le jeune homme la courtisa quelques temps après son service. Affecté comme sentinelle (gaita) non loin de chez elle, il arriva aussi que le fanfaron (gabador) vint la voir pendant son tour de garde, s'attirant ainsi des coups de bâton de la part du vieux sergent (sirviens). Ces péripéties ne l'empêchèrent pas de s'enhardir et demander la main d'Alpasia. Voyant en lui un successeur possible qui lui permettrait de conserver héréditairement le bénéfice dans sa famille, le vieux sergent lui accorda la main de sa fille et lui céda en alleu (allaudium) une part de son bénéfice.
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Caspelpeyrre connut des
événements graves, car le seigneur et son fils
héritier moururent à peu de temps d'intervalle. Son
père lui raconta comment il avait vu son seigneur (sehner)
tomber lors d'une chevauchée (cavalcata) contre un
château (castellum) qui défiait son autorité,
et que tous en avaient été fort affligés,
rasant alors le donjon (turis) par vengeance (marca).
Alpasia ne fut pas en reste. Comme sa mère autrefois, elle fut nommée chambrière (cameraria) d'une dauna de la cour. Mais au lieu de se retrouver au service d'une quelconque femme (moller) d'un des corteis du château, elle fut affectée au service de Na Cristina, une proche parente (consanguinea) de Uc qu'il conservait à demeure auprès de lui et qu'on disait avoir eu l'honneur bafoué par les Cachepur. Il arriva donc qu'Alpasia accompagne la dame (dona) en délégation hors du château, et qu'elle aperçoive parmi les troupes (excercitus) de son seigneur, son sirviens de mari en train d'amuser ses comparses. |
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