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RICHARD,
dit MAUPENCHENAT, |
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Servus, |
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Pendant plusieurs années, Richard alterna
ainsi les étés aux champs et les hivers à
proximité de la forge où le vieil homme, alors sans
héritiers (amparatorii), commençait peu à
peu à lui révéler les secrets de son art.
Mais pour son malheur, il dut aller seul à Cachepur un
jour de marché (mercator) afin d'y effectuer des
achats pour son maître alors souffrant. D'abord intimidé
par la foule, Richard s'émerveilla de tant de couleurs et
de richesses sur les étals. Il parvint alors à se
faire renvoyer là-bas le marché suivant et les
autres fois aussi, et entreprit alors de fréquenter les
tavernes, finissant par jouer à des jeux d'argent et
coursant les puceles du village. |
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Richard fut donc renvoyé sans ménagement,
mais décida de mettre à profit ce qu'il avait
réussi à apprendre en se faisant forgeron (faber,
ferradou) itinérant. Il passa dans les essarts
(essarti, exarti) visiter les casaux (casals, casales)
et réalisa toutes sortes de menus travaux qui lui
permirent de vivre malgré tout. Arriva le temps où
les bois (boscos) de Combabreuihl furent regroupés
en une seule foresta donnée fevaliter à
un nouveau jeune maître, Ernauton, qui s'empressa
d'outrepasser ses droits en exigeant l'exporle de tous ses
serfs (vernaculi, ancillae) et vilains (villani)
sitôt arrivé. Néanmoins, Ernauton voulut tout
de même inciter ses paysans (villani, rustici) à
se regrouper en un certain nombre de feux autour d'une
paroisse (parrochia) et créer ainsi un nouveau
village (vicus). Pour ce faire, il entreprit d'offrir des
avantages en allégeant certaines mauvaises coutumes (malas
consuetudines) liées à quelques un des manses
(mansura) qu'il proposa en tenure (fiscus, tenementum)
autour d'une altaria forestières dédiée
à Saint Méard, juste un peu en contrebas de sa tour
(turis). |
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Ayant habité un temps à la forge,
Richard se prétendit son successeur fit valoir son droit
dessus contre tout autre qui la souhaiterait, arguant que le
vieil homme l'avait nommé son successeur avant son dernier
souffle... Il demanda à s'y installer et accepta du même
coup de se faire homme de corps (homo de corpore et
casalagio), serf (questus, rusticus, ancilla), du
nouveau châtelain de Combabreuilh. La forge lui revint et
lui assura alors une certaine prestance dans le village (vicus),
ce qui incita rapidement Ernauton à l'en nommer bayle
ou maire (baiulus, bailles, judex) et représenter
sa potestas devant les villageois (villani). |
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Âpre aux gains, le rusticus administra
donc le village de Saint Méard de Combabreuilh (Sent
Meard de Combabreuihl), collectant les coutûmes dont un
quart lui était laissé par les nuntii
d'Ernauton à titre de sirventage (sirventaticum
baiulorum). |
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Un nuntius de Renier passant par là
l'aurait alors aperçu portant un second éperon
(speronum) comme s'il était lui même miles,
et qu'Ernauton alors vertement tansé par son cousin pour
laisser faire une telle vilainie en aurait été fort
courroucé et aurait décidé de le punir. On
chuchota même qu'une autre fois, ce fut un corteis
de Cachepur qui le reconnu et se gaussa de lui à le voir
songer de la sorte à atteindre une condition pour laquelle
visiblement il n'était pas né. |
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